18 mai 2014

Un musée géant à l'intérieur de l'ancienne prison ???


Samedi 17 mai pour la nuit des musée, la Collection Lambert proposait une visite en entrée libre de l'exposition organisée dans l'ancienne prison Sainte Anne. Beaucoup de monde donc se pressait hier soir pour entrer, le protocole défini a du être bouleversé et ce n'est pas 100 par 100 que nous sommes entrés mais au moins 300 par 300.
Beaucoup étaient venus voir la prison, dans laquelle finalement peu d'Avignonnais ont pu entrer depuis qu'elle a été vidée en 2003. Pour certains c'était aussi la première fois qu'ils entraient en contact avec l'art contemporain... Enfin j'imagine...


Dans une des cours une oeuvre qui renvoie au ciel et au voile grillagé encore en place mais qui, par notre reflet nous place nous emprisonne en quelque sorte -Miroslaw Balka


Autre œuvre qui occupe l'espace :  Speech Bubbles de Philippe Parreno 
La prison proposée au public a été sécurisée, nettoyée, certains lieux sont cachés, c'est donc une prison aseptisée qui est visible. C'est écrit à l'extérieur, vous n'êtes plus dans une ancienne prison mais dans un musée. 
Pourtant le souvenir est encore là, malgré tout, la trace de celles et ceux qui ont été enfermés là, si on veut voir, c'est possible, Mais reste à savoir si cette exposition leur rend hommage, se souvient vraiment d'eux ?
 

9 commentaires:

jeandler a dit…

Visite aseptisée, certes, mais on ne peu plus émouvante.

Françoise Dumon a dit…

Et même plus qu'émouvante.

│ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ│ AVIGNON │ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ│ a dit…

D'accord avec toi !

brigitte celerier a dit…

et Michel et moi en sommes restés à la prison..
mais certaines oeuvres résistent (les lieux ont une sacrée force) et s'accordent - et là, je résiste aux sollicitations des amis parce quue suis dans les souvenirs et dans le catalogue, acheté oour une fois, et assez remarquable, un peu pour le sens des oeuvres, beaucoup pour l'histoire du quartier, un très fort texte de Didi-Huberman sur les lucioles, le combat des lumières, la visibilité des oeuvres médiatisées, la visibilité fragile et intérieure... et un cut-up de textes de prisonniers de partout
J'en ai pour un jour ou deux si la paix puis temps d'un petit condensé (ou me faire avant)
et grande envie d'une re-visite un jour creux (beaucoup de choses sautées, de judas négligés en fonction foule)
certaines oeuvres se cassent la gueule aussi

Françoise Dumon a dit…

Je conçois Brigitte que l'on se laisse capter par un discours, mais il faut rester critique par rapport à ce qui nous est proposé là et qui se veut le must en matière d'art contemporain. En regard à ce que fut le lieu et par respect à ceux qui y ont souffert, faire du lieu un musée, tel que, en se servant de la force du lieu, est tout de même trop, non ?

ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ a dit…

Et puis... il manquait plusieurs œuvres. L'exposition n'était pas finie !

Françoise Dumon a dit…

Cela tient déjà du marathon, qu'est-ce que ce sera.

chri a dit…

Prison, même ex lieu de souffrance, de punition, de mise à l'écart, d'enfermement...
Musée: lieu d'ouverture, de curiosité, de plaisir, de cerveau tendu...
Etrange union...

Françoise Dumon a dit…

L'union en elle même n'est pas contestable, au contraire. C'est juste le côté festif du musée qui m'a gênée et bien entendu l'aspect mercantile.