25 juin 2011

Projet d'hôtel "Renaissance" de la chaine Mariott

Le permis de construire a été déposé au mois de mai dernier, et approuvé, les travaux pour transformer l'ancienne prison Sainte Anne en hôtel de luxe devraient débuter avant la fin de l'année 2011. Deux ans de travaux sont prévus pour parvenir à faire de l'univers carcéral un lieu d'accueil pour personnes fortunées venues du Monde entier, c'est en tous les cas l'objectif visé.

Voici une vision de ce que le futur pourrait être, comparé à l'existant :

Ce qui me choque le plus dans ce projet est la façade post-moderne, sans style bien défini en perspective avec celle, baroque, de la chapelle des Pénitents Noirs, la flèche rouge marque l'endroit où se situera cette façade.
Le mur d'enceinte sera démoli, personne, je pense, ne le regrettera, ainsi que les ailes du bâtiment situé juste derrière pour permettre la création d'un espace supplémentaire, comme le montre le plan du projet :


Jardin et piscine prendront place dans l'ancienne cour de promenade,


 Sur cette vue depuis le jardin des Dom les bâtiments qui seront détruits sont marqués d'une croix, et au fond, la cour.


Il est à noter que "Renaissance" désigne, non pas le nom spécifique de ce futur hôtel, mais une gamme d'hôtels de luxe de la chaine Mariott. Il se crée d'autres hôtels de ce type à Aix en Provence, ou encore à Paris la Défense.  Le haut de gamme, les "JW Mariott" sont réservés à des lieux plus prestigieux qu'Avignon, Cannes en l’occurrence. Des formules qui, dans tous les cas, proposent tout sur place, on peut se demander, dans cette optique, qu'elles seront les retombées réelles pour la ville.
En ce qui concerne le quartier limitrophe, nous savons déjà que le projet signifie la disparition de places de stationnement, déjà fort rares. Les habitants devront oublier le parking promis lors de la vente de la prison, promis, promis, c'est à voir, il semble qu'à présent cela soit contesté. Les travaux de réhabilitation du quartier semblent, par contre, toujours d'actualité. On ne voit pas comment un hôtel de luxe, quatre ou cinq étoiles pourrait s'installer dans les conditions actuelles de vétusté des chaussées et autres.

Ce que l'on ne devrait plus voir :















Le mur des offrandes devrait être déplacé à côte de la future entrée des véhicules, côté remparts..

NB, les photos du projet sont prise sur le Net, publiées par la presse et d'autres médias. Les autres clichés sont la propriété de ce blog, ils reflètent mon avis, lui seul.

La mémoire de ce que fut la prison a été conservée par les Archives  départementales, 

ainsi que par un site consacré au patrimoine carcéral ;

9 commentaires:

Avignon a dit…

Intéressant. Je ne connaissais pas le dernier lien. À suivre...

brigetoun a dit…

merci pour ce point

jeandler a dit…

Il faudra donner un nom à cette prison dorée
si clientèle se présente...

Tilia a dit…

La vue d'ensemble du projet n'a rien d'enthousiasmant. On aura beau dire et beau faire, la caque sentira toujours le hareng. Prison elle était, vue de la rue prison elle restera.
Quant à l'intérieur, je ne m'avancerai pas...

fardoise a dit…

A suivre oui, de près en ce qui me concerne, deux ans de travaux avec des murs à abattre cela va faire du bruit et de la poussière.

jeandler a dit…

Conservera-t-on une chambre, une cellule, j'espère, à côté des suites? Elle pourra toujours servir, à l'occasion...

fardoise a dit…

Ah oui, et pour qui ?

Nathalie a dit…

Je comprends maintenant la façade bois dont tu parlais : effroyable en effet, ou en tout cas sans intérêt. La façade côté rue est tout aussi décevante, carcérale à souhait.
Tout le monde n'a pas le talent d'un Ieoh Ming Pei pour marier avec panache le contemporain à l'ancien. Ici le manque d'inspiration est patent. Quelle pitié !

fardoise a dit…

Comme tu le dis, quelle pitié. En plein secteur sauvegardé, alors que les travaux sur les demeures particulières sont toujours suivis de près par les services du patrimoine, je me pose la question du pourquoi dans certains cas on peut faire n'importe quoi. Car pour moi cette façade là, c'est n'importe quoi.